...........................................................................................................................................

« GÉOLOGIE D'INTÉRIEUR »
...........................................................................................................................................

L'EXPOSITION
...........................................................................................................................................

« Géologie d’intérieur » est une exposition explorant les notions de faux et de simulacre. Je m’empare de l’univers de la géologie dans une pratique de détournement croisant simultanément des éléments du design d’intérieur et des objets de culture populaire. M’attachant à une exploration des matériaux apparus avec l’ère de l’industrialisation de masse (mélaminé, stratifié, linoléum), je leur applique des protocoles scientifiques. Les données et les formes récoltées sont le point de départ de nouvelles propositions plastiques.

Ayant réalisé mes premières études de 2001 à 2003 dans le domaine de la géologie, mon intérêt pour cet univers scientifique s’est déplacé dans mon travail artistique.

L’imitation/l’image de la nature est souvent importée et utilisée en surface dans le mobilier d’intérieur pour cacher du bois ou des matériaux standards à faible coût et de qualité pauvre comme par exemple le bois aggloméré. à partir de ce constat, l’exposition propose d’aller voir ce qui « se cache derrière » et d’analyser ce que nous révèle la surface de ces matériaux, dans un jeu d’aller et retour entre les différentes pièces et les médiums utilisés et dans une référence croisée à la science et à l’histoire de l’art.

Plusieurs pièces sont ainsi construites à partir de matériaux de bois standards (MDF, aggloméré et contreplaqué), la notion de faux et de simulacre étant appuyée par l’utilisation de motifs standardisés : adhésifs vinyles et autre linoleums aux textures imitant par exemple le marbre ou le granit. Certaines pièces de l’exposition proposent un regard décalé sur ces différents produits utilisés dans l’aménagement des espaces privés, proposés « tout faits » dans les magasins d’ameublement, ou publics comme les lieux d’attente ou les bureaux.
Dans ce jeu de référence à des éléments de culture populaire, l’exposition propose une relecture de la notion de paysage le réintroduisant sous une forme singulière.
Ainsi, un jeu de cartes postales invite à traverser les différentes strates de la mémoire et de mes souvenirs et devient l’objet d’une déclinaison de motifs sculpturaux. D’autres productions font référence aux mécanismes et maquettes, utilisés dans des émissions de vulgarisation scientifique tel que C’est pas sorcier de Fred & Jamy. D’une esthétique modeste, ces dispositifs sont basés sur des jeux pédagogiques de simplification tendant à incarner des phénomènes complexes et souvent invisibles.
L’exposition repose sur un jeu de systèmes trompeurs et d’objets poétiques composant un environnement ouvrant à l’imaginaire. Les différents médiums utilisés, tels que la peinture, la sculpture, l’installation, l’image animée, le son et la photographie, entrent en jeu dans la proposition, permettent une exploration en ricochet du motif.

À partir d’un répertoire de formes et de signes constituant une matière première, l’objectif n’est pas ici de documenter une investigation particulière mais de faire œuvre d’une expérience subjective pour créer de nouvelles formes aux développements et ramifications multiples.
...........................................................................................................................................