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« PAYSAGES D'INTÉRIEUR »
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LE FABRICATOIRE DE PAYSAGES
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Le Fabricatoire de paysages, 2014, vidéo HD, couleurs, en boucle, 12 min, vues de l’exposition personnelle « Paysages d’intérieur », Passerelle Centre d’art contemporain, Brest, photos: © François Feutrie & © Aurélien Mole, 2014.

L’exposition « Paysages d’intérieur », propose un dispositif que j’appelle Le Fabricatoire de paysages. Les gabarits, outils servant dans l’art topiaire à dessiner et sculpter un paysage géométrique & standardisé de jardin à la française, sont utilisés dans l’exposition comme prismes photographiques et emporte-pièces extrayant des éléments visuels ayant nourris mon travail et se retrouvant dans les sculptures issues de ces gabarits. Le Fabricatoire de paysages s’adapte au lieu d’exposition. Il peut prendre différentes formes et propose des résultats différents dans chaque lieu d’exposition. Il extrait des éléments du vernaculaire, du local, donc du contexte dans lequel il est exposé. Il réagence en quelque sorte des éléments contextuels.
Le dispositif de l’installation du Fabricatoire de paysages [décor composé de la projection d’un diaporama d’images à travers des gabarits] a été filmé et recadré frontalement. Le Fabricatoire de paysages est la vidéo-projection recadrée dans l’espace d’exposition et diffusée au même endroit ou a été tournée la scène du diaporama projeté dans le décor des gabarits.
Dans l’idée du décor dans le décor et de mise en abyme de l’espace concret, projeté, filmé et imaginaire, Le Fabricatoire de paysages est un tableau de paysages en mouvement renouvelé à chaque nouvelle image projetée. La projection est recadrée en vidéo à l’image des gabarits qui recadrent et redessinent un paysage.
Le son de la vidéo baigne l’espace d’une atmosphère étrange, voire inquiétante, tout en apportant une dimension concrète au paysage imaginaire projeté. Il est une piste de compréhension de l’objet filmé présenté. La vidéo nous parait être entièrement fabriquée numériquement alors qu’il n’en est rien. Le son a été enregistré au même moment et dans le lieu où le film a été tourné, pendant le festival de musique électronique Astropolis. Les enfants en grand nombre couraient, criaient, dansaient et s’amusaient dans l’enceinte même du Centre d’art.

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